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L’IPHC prêt à accroître ses ressources de calcul avant le démarrage du LHC

Déjà très impliqués dans la construction et l’installation des trajectographes des expériences CMS et Alice au LHC, les groupes de physique de :Institut pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg se préparent activement à l’exploitation des premières données. Calibration des détecteurs, reconstruction et identification des particules sont des étapes indispensables avant d’aborder les grands thèmes de recherche au LHC, qu’il s’agisse du boson de Higgs et de nouvelle physique dans CMS, ou du plasma quarks/gluons dans Alice. Toutes ces études nécessitent de traiter un grand volume de données.

IPHC travaux Tier 3

Travaux de nuit à l'IPHC
Une ferme de calcul de niveau 3 (Tier 3) intégrée à la Grille de Calcul W-LCG (W-LHC Computing Grid, voir article en Une) a été mise en place l’an dernier au laboratoire. Elle est constituée de machines de service et de douze machines de calcul bi-processeurs bi-cœurs totalisant 100 kSI2k (en unité standard des documents LCG). Les capacités de stockage consistent en 60 TB de disque dur. Le Tier 3 est connecté à la Grille LCG via le réseau national Renater et le réseau universitaire local Osiris dont la bande passante est de 1 Gb/s pour l’IPHC.

Exploité non seulement par CMS et ALICE, mais aussi par plusieurs autres groupes de l’IPHC, notamment pour la simulation de détecteurs, ce Tier 3 atteint maintenant ses limites. Le laboratoire a l’opportunité, grâce à la contribution de la région Alsace, d’accroître les ressources de calcul et de satisfaire aux exigences requises pour un Tier 2, projet soumis à l’approbation des instances LCG.

Afin de préparer et accompagner l’achat de nouveau matériel informatique, des travaux d’infrastructure ont été réalisés au laboratoire du 5 au 7 mai dernier. La salle informatique a été agrandie, passant de 64 m2 à 94 m2 aux dépens d'un local attenant qui servait d'atelier et de stockage. La réalisation s’est faite en deux étapes : la première consistait en divers travaux préalables sans conséquence sur le fonctionnement de l'informatique. La deuxième étape a nécessité un arrêt total des serveurs. En raison de l'ampleur des travaux et pour minimiser la durée de l'arrêt, il a été nécessaire de faire travailler de nuit certains corps de métiers. Les travaux ont pu ainsi être limités à trois jours pendant lesquels une nouvelle climatisation de 100 kW a pu être installée sur le toit du bâtiment. Ce groupe froid irriguera l'ensemble des baies informatiques climatisées (Voir vignette ci-contre). Son fonctionnement est dit à voie sèche, donc sans risque de légionellose. La salle est désormais prête à accueillir un quadruplement de ses capacités de calcul et de stockage, prévu pour cet automne.

Daniel BLOCH, Yannick Patois et Nicolas Rudolf
(IPHC)