n°17
Juillet
2011
Partager le savoir / Sharing Knowledge

« Partager le savoir/Sharing Knowledge » est une fondation qui est née au début des années 2000 ayant les objectifs suivants : encourager le dialogue entre scientifiques provenant du Nord, du Sud et de l’Est de la Méditerranée ; contribuer à la réalisation d’un réseau issu de la société civile aboutissant à des projets concrets visant le développement durable ; contribuer à la réduction des inégalités et des déséquilibres entre nations ; organiser des conférences pluridisciplinaires, sur le modèle des Conférences ”Partage du Savoir en Méditerranée”, initiées sous l’égide de l’AFAS depuis 2004 par Robert Klapisch et traitant de façon récurrente de sujets tels que :

  • les besoins de base (eau, énergie, nourriture),
  • l’accès à la civilisation numérique,
  • l’accès à la science fondamentale,
  • la prévention des catastrophes naturelles et des catastrophes liées à l’activité humaine,
  • différents thèmes dictés par l’actualité.

Cette année, la 6ème édition de ces rencontres s’est tenue à Malte, sous l’intitulé : « Pour accompagner un monde en mouvement ».

Parmi les sujets traités concernant l’informatique, a été évoqué l’internet pour l’Afrique qui revêt un double aspect : accès à la Grille de Calcul qui permet à un chercheur basé à Marrakech ou à Johannesburg d’avoir accès “en direct” aux expériences du CERN et l’accès aux nouveaux câbles sous-marins de fibre optique qui rendront le haut-débit enfin abordable pour le public. D’autre part, comme l’ont constaté les participants, l’internet mobile est sans nul doute promis à un grand avenir en Afrique. Il a même joué un rôle majeur dans la diffusion des révolutions dans les pays arabes.

La coopération régionale transfrontalière constitue pour les scientifiques africains, le meilleur moyen de mutualiser les ressources et d’atteindre la masse critique leur permettant de devenir des partenaires significatifs dans la coopération internationale. L’Internet, dans cette situation, est indispensable au vu des énormes distances du continent. L’édition 2007 de « Partage des Savoirs » qui s’est déroulée à Montpellier avait recommandé de donner la priorité à la liaison régionale entre NRENs et avec l’Europe, malgré les énormes obstacles tels que la faible connectivité, les coûts élevés, etc. Ces recommandations ont été favorablement accueillies lors d’une rencontre à Bruxelles en janvier 2008, mais il restait à les faire approuver par les 55 états africains.

C’est en octobre 2008 que le Collège des Commissaires Européens et Africains a mis deux de ces recommandations (Africa Connect et AXIS) sur une liste de priorités parmi une longue liste de 19 “propositions phares”. FEAST, une étude de faisabilité terminée en 2010, a montré en particulier la nécessité pour tous ces pays de mettre en place des NRENs. Durant la conférence de Malte, ont pu participer les leaders des trois groupes NRENs du continent Africain : Ubuntunet pour le Sud et l’Est africain, WACREN pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et ASREN pour les Etats Arabes. Le 11 mai 2011 à Gaborone, il a été annoncé que l’Europe contribuera à hauteur de 14,75 millions d’euros à l’amélioration des infrastructures des universités africaines.

La Grille de Calcul est maintenant un succès et son utilisation pour les pays en développement doit être promue. C’est pour cette raison que les problèmes entravant la participation africaine à l’European Grid Initiative (EGI) doivent être résolus. L’émergence de réseaux académiques et de recherche multinationaux est à saluer. Néanmoins, il faut noter la persistance de problèmes en matière de connectivité régionale et nationale. Les moyens de dépasser ces derniers impliquent de casser les monopoles nationaux de télécommunication, de négocier des tarifs préférentiels et d’utiliser la capacité de la fibre noire existant le long des lignes électriques, des pipelines, chemins de fer et routes. La priorité devrait être donnée au pilotage et à l’encouragement des applications scientifiques locales, par exemple, au travers de l’Exchange Program to Advance e-Infrastructure Knowhow (EPIKH).

Références et liens Internet :

Fairouz MALEK

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