n°17
Juillet
2011
Rencontres LCG-France 2011 (session de printemps)

LCG-France organise depuis maintenant plus de six ans deux rencontres par an au cours desquelles sont discutés l’état d’avancement du projet, l’évolution de l’infrastructure des sites et les activités de calcul des expériences LHC.

Les 30 et 31 mai derniers, la session de printemps 2011 s’est tenue pour la première fois à l’IPHC (Institut Pluridisciplinaire Hubert Currien) à Strasbourg et a réuni une cinquantaine de personnes (voir le programme).

Le responsable du projet WLCG (Worldwide LHC Computing Grid), Ian Bird, avait fait le déplacement à Strasbourg afin de présenter les perspectives d’évolution du calcul LHC dans les années à venir. Il a tout d’abord tenu à souligner l’efficacité de la grille WLCG, qui est en mesure d’absorber les flux de données du LHC, en particulier au Tier 0 (au CERN) où plus d’un pétaoctet de données est déposé ou lu par jour. Au niveau mondial, c’est plus d’un million de tâches de calcul qui sont exécutées par jour sur près de 150 000 processeurs. La grille LCG, qui était il y a une dizaine d’années un projet expérimental, est aujourd’hui une machine puissante et pleinement opérationnelle. Les défis de la gestion et de l’accès intensif aux données, la cohabitation des activités d’analyse utilisateur avec les productions centralisées ont été relevés. Mais l’effort nécessaire de la part des administrateurs de sites et des équipes chargées du suivi des opérations reste encore important.

La montée en puissance et la fiabilité du réseau sont une réalité qui n’avait pas été pleinement prévue lors de la conception des grilles de calcul. Ces performances permettent d’envisager un usage beaucoup plus souple des données distribuées et totalement interconnectées. La présence de Dany Vandromme et de Xavier Jeannin de RENATER a permis d’aborder la question de l’évolution de la connectivité réseau autour d’une architecture prototype baptisée LHCONE (pour LHC Open Network Environnement) et qui, à terme, renforcerait la connectivité de l’ensemble des sites. D’autres évolutions majeures se profilent, comme le calcul en nuage et la virtualisation qui l’accompagne. Il s’agit là de nouveaux défis à relever pour les sites comme pour les expériences. L’infrastructure de grille et de stockage WLCG telle qu’on la connaît sera sans doute amenée à évoluer vers un modèle moins spécifique que celui mis en œuvre actuellement, répondant mieux aux besoins de gestion de données distribuées, intégrant des standards en usage sur d’autres systèmes et d’autres modèles distribués.

Dominique Boutigny, directeur du CC-IN2P3 et Vincent Breton, responsable de France Grilles, ont également évoqué les perspectives offertes par les technologies de « Cloud » pour enrichir l’infrastructure actuelle. Des cas d’utilisation dans le contexte du calcul LHC existent. Nul doute que la réflexion va se poursuivre à une cadence soutenue, portée par les événements et échéances à venir : la conférence annuelle WLCG à DESY et la seconde vague EQUIPEX notamment.

Une session est traditionnellement consacrée aux rapports d’avancements des sites. Le LPSC de Grenoble, qui demande à passer T2 pour Atlas et Alice, a présenté un projet pertinent au regard de l’évolution de ses capacités et de la qualité de son infrastructure. La diversification des utilisateurs est dans ce site, comme ailleurs, un signe que le calcul sur grille répond également aux besoins d’autres communautés scientifiques, notamment ceux de la VO "mure" pour la simulation des réacteurs nucléaires, ainsi que de nombreux domaines de recherche regroupés au niveau régional sous le label idgrilles.

Yannick PATOIS

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