n°25
Octobre
2013
"Après 12 ans, on peut dire que le bilan de l’activité Webcast est positif"

Olivier Drevon, en charge du Webcast au Centre de Calcul de l’IN2P3/CNRS.

- Pourquoi une cellule Webcast ?

Il n’y a pas de raison précise. En 2001, Gérard Drevon et Daniel Charnay ont équipé l’amphithéâtre du CC-IN2P3 avec une caméra et installé un serveur streaming pour "tester". Les résultats furent concluants et l’institut étant intéressé, nous avons pour la première fois, webcasté le Conseil Scientifique de l’IN2P3. C’est ainsi que l’activité Webcast au CC-IN2P3 a débuté.

Il fallait quelqu’un pour aller sur place, capter les images, c’est à ce moment que j’ai rejoint le navire et que je me suis retrouvé à Strasbourg pour le webcast des Journées Informatique de l’IN2P3 - IRFU.

En bref, nous diffusons en direct et/ou en différé sur internet vos manifestations, colloques et conférences scientifiques.

- Quels sujets sont majoritairement traités ?

Comme je le disais, tout a commencé autour des Conseils Scientifiques de l’IN2P3 et des Journées Informatique. Puis l’INIST a rapidement manifesté son intérêt pour le webcast des RPIST (Rencontres des Professionnels de l’IST - Information Scientifique et Technique), premier webcast hors des frontières de l’IN2P3, qui a véritablement lancé l’activité en dehors de l’institut.

Aujourd’hui les webcasts ne sont pas axés sur une discipline plus qu’une autre. Nous intervenons bien entendu pour le CNRS mais également pour l’INSERM, l’Académie des Sciences, etc. La cellule Webcast diffuse par exemple "Les défis scientifiques du 21ème siècle", qui sont particulièrement visionnés.

Nous webcastons différentes manifestations scientifiques, allant des conférences d’une heure et demie aux colloques d’une semaine (par exemple i-chep ou quark matter).

- Concrètement, comment fonctionne le webcast ?

Le principe de fonctionnement est resté le même depuis le début : installation de caméras, captation des images et du son, mixage et encodage en direct et diffusion en direct puis en différé des vidéos, depuis notre serveur de streaming, hébergé au CC-IN2P3

Le dernier changement : le format vidéo. Au début nous exploitions le format propriétaire Real de la société RealNetworks. Nous travaillons maintenant avec un format plus ouvert, le Mp4, qui présente le gros avantage de pouvoir être visionné de façon quasi universelle sur la plupart des supports informatiques contemporains (desktop, tablettes, smartphone, etc.).

Bien entendu, nous avons fait évoluer notre matériel et continué à développer nos outils web au fur et à mesure de l’évolution des techniques.

J’en profite également pour vous rappeler l’adresse du site internet dédié au webcast : http://webcast.in2p3.fr/

Mis à jour en 2011, le but premier était de changer le format de notre vidéothèque (passage au format MP4), mais aussi de rendre l’activité Webcast plus visible qu’elle ne l’était déjà et plus professionnelle.

A son arrivée, Philippe Correia a eu pour mission de re-développer entièrement la partie web du site Webcast. Partant d’un site statique sans base de données, d’une vidéothèque dans un format vieillissant, ainsi que d’un système de gestion manuel des pages, la tâche a été ardue. Son intervention a néanmoins permis de donner au site une interface graphique contemporaine et attrayante ainsi que des outils d’administration efficaces pour les webmasters. Nos clients disposent maintenant eux-aussi de comptes sur la plate-forme leur permettant de gérer eux-même leur propre vidéothèque. Nous pouvons nous féliciter d’avoir aujourd’hui développé ce que nous pourrions appeler un VMS (Vidéo Managment System), à l’instar des CMS qui foisonnent aujourd’hui sur Internet.

Ce site, mais aussi le changement de format, ont grandement contribué à l’accroissement de notre visibilité.

- Quel bilan faites-vous après douze années d’activité ?

Avec ces années de recul, nous ne pouvons dresser un bilan que positif. En 2001, nous webcastions 2 ou 3 événements par an et nous en sommes maintenant à 3 ou 4 par mois.

De plus, un véritable réseau s’est créé autour de cette activité. Les personnes qui ont fait appel à nos services semblent ravies et n’hésitent pas à nous recontacter les années suivantes et à nous confier le webcast d’autres événements.

Par contre, j’ai quand même quelques regrets. La cellule Webcast n’a pas la visibilité qu’elle devrait. Pourtant, il y a encore beaucoup de choses à faire et j’ai beaucoup d’idées.

- Quelles sont les perspectives de l’activité ?

Depuis le départ en retraite d’un membre de l’équipe, la cellule compte une personne de moins. Il assurait l’aspect réseau du webcast qui est bien évidement primordial, ainsi que le support aux utilisateurs. Il ne sera pas remplacé, d’où mon inquiétude.

Par contre, je suis ravi que le LAL (Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire) participe à l’activité Webcast. Nous travaillons de plus en plus avec eux et notamment Gérard Dreneau, Grégory Perrin et Daniel Bresson. Plus d’effectifs, plus de matériel, nous pouvons ainsi répondre à plus de demandes et compter les uns sur les autres.

De nombreux webcast restent donc à venir.

PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE DUTRUEL