n°9
janvier
2010
Le CC-IN2P3 renforce son rôle auprès des expériences du LHC
Collision dans le détecteur CMS le 23 novembre dernier.

Suite à la mise en place progressive du projet d’infrastructure de calcul pour le LHC (W-LCG), est apparu un fossé de compétence important entre le monde informatique du CC-IN2P3 et les expériences de physique. En effet, la complexité de l’informatique est devenue telle que très peu de physiciens possèdent maintenant les compétences nécessaires pour assurer un rôle dans le calcul des grandes expériences.

De même, l’imbrication de l’informatique avec les expériences ne permet pas de décorréler celle-ci en confiant les tâches informatiques aux seuls informaticiens. Il est nécessaire que des passerelles solides existent entre les deux mondes. Une situation extrême mais courante est par exemple celle où les ingénieurs du CC-IN2P3 sont convaincus que les tâches informatiques s’exécutent parfaitement (ce qui est vrai au niveau technique) alors que les expériences constatent des problèmes majeurs sur les données analysées ou produites.

Depuis plusieurs années, le CC-IN2P3 accueille donc des post-doctorants [1] qui exercent une activité d’analyse de physique, tout en participant aux activités informatiques des expériences. Ces post-doctorants remplissent en particulier le rôle d’interface entre les expériences et le CC-IN2P3. Cela est rendu possible notamment par le statut du CC-IN2P3 d’Unité de Service et de Recherche, qui lui permet d’embaucher des physiciens.

Une évolution possible de ce modèle serait d’accueillir des chercheurs au CC-IN2P3 pour une période d’un an ou deux, ceux-ci continueraient leurs analyses de physique tout en participant aux activités informatiques des expériences. L’objectif à terme est de constituer une équipe d’experts en informatique, au même titre qu’il existe des experts en instrumentation (calorimétrie, alignement, etc.) par exemple.

Dans ce cadre, il était nécessaire que les post-doctorants basés au CC-IN2P3 (et qui exercent déjà une activité de recherche à mi-temps) puissent signer les publications du LHC. Le CC-IN2P3 est donc maintenant officiellement signataire des publications des expériences ALICE, ATLAS et LHCb. Le processus d’acceptation par CMS est lui en cours de finalisation.

Et c’est ainsi que le CC-IN2P3 est apparu comme signataire de la première publication de la collaboration ALICE (disponible à cette adresse :http://arxiv.org/abs/0911.5430), le 28 novembre dernier.

[1] Luisa Arrabito (LHCb), Catherine Biscarat (ATLAS), Eric Cogneras (ATLAS), Farida Fassi (CMS) et Renaud Vernet (ALICE)

Dominique BOUTIGNY et Gaëlle SHIFRIN

[1] Luisa Arrabito (LHCb), Catherine Biscarat (ATLAS), Eric Cogneras (ATLAS), Farida Fassi (CMS) et Renaud Vernet (ALICE)